Plus qu’une crise, tous les indicateurs nous alertent sur l’ampleur cataclysmique de la crise économique qui étreint la planète. Les chiffres les plus fous se succèdent. Après les centaines de milliards virtuels injectés dans un système financier totalement déconnecté du monde réel, la grande faucheuse des entreprises et des emplois a commencé son œuvre. Des sources aussi rigoureuses que l’OCDE évoquent déjà de 20 à 25 millions de chômeurs d’ici 2010 dont 8 à 10 millions au sein de la zone OCDE.
Le dernier scandale financier dont tout le monde parle depuis quelques jours est intriguant à bien des égards: de par la personnalité du gérant incriminé, de part le type de montage, de part l'étendue de son impact, de part la personnalité des individus lésés, de part les détails qui sont publiés ça et là.
Les chiffres du chômage pour le mois de novembre devraient être annoncés ce soir. Si on en croit le journal Le Monde, ils devraient être catastrophiques, encore plus mauvais que ceux d'octobre qui l'étaient déjà. Il ne faut pas être mage pour deviner l'argument principal du gouvernement : c'est la faute à la crise. Ne doutons pas non plus que cette rhétorique sera reprise par la majorité des médias. Pourtant, la crise a bon dos, et c'est exonéré bien facilement nos gouvernants et les principaux responsables économiques de leurs responsabilités.