Voilà que Benjamin Siegel se pointe, le clavier arrogant de références historiques, qui interdit à quiconque, au nom de je ne sais quelles études, d’avoir le moindre avis sans que cet avis ne soit étayé de chiffres, de citations, au demeurant tirés du seul point de vue, à savoir d’un fondamentalisme figé, dont j'ignore tout, pour ma part. J’en veux pour preuve ceci : « @I., "bien avant l'arrivée des Hébreux" me paraît difficile, vous avez un problème de chronologie. Les descendants d'Ismaël, lui-même fils d'Abraham, il me parait difficile d'être là avant son propre père. Quant à l'harmonie supposée entre les deux peuples, elle ne date pas de cette époque. Je vous rappelle que le calendrier Juif en est à 5760, le Chrétien à 2012, quand le calendrier de l'Hégire en est à 1400 et quelques années ! ». Est-ce à dire que, se targuant d’une ancienneté historique liée à un livre religieux, ces prosélytes d’un sionisme dur, détiennent forcément l’absolue et seule vérité ? Est-ce à dire que les points de vue d’autres civilisations, contemporaines à l’écriture de ce livre religieux, doivent êtres niés, doivent être jugés non recevables ? Est-ce à dire que les travaux des historiens ne sont que les délires d’esprits illuminés et obscurcis ? On est en droit de se poser la question.
La Madame Meyer-Lanski se croit obligée de soutenir ce sans doute ami appelé à la rescousse : « mdrrr!!! Crois-tu que toutes ces "têtes bien faites" vont comprendre tes écrits !!!??? mdrr!! ». Classe !
J’aurais aimé avoir déjà connaissance, à ce moment-là, de ces deux phrases dégotées également sur un post faisant polémique, ou la guéguerre du sionisme a faillir repartir…
1-L'écrivain Haïm Herzog, dans sa nouvelle Le semeur, fait dire à son personnage Yundker : Le sionisme commence avec le naufrage du Judaïsme.
2-Le rabbin Hirsh, résume parfaitement ce qu’est le Sionisme. Il déclare, dans le Washington Post du 3 octobre 1978 : Le sionisme est diamétralement opposé au judaïsme. Le sionisme veut définir le peuple juif comme une entité nationale... C'est une hérésie.
Je prends le pari que ces deux éminentes personnes, l'écrivain et le rabbin, qui revendiquent leur appartenance à la religion juive, car ne l’oublions pas, le judaïsme est une religion, ce n’est ni une race, ni une nationalité, auront été mises au rang des « juifs honteux », liste dont j’ai appris accessoirement l’existence…
Bref, je renchéris sur cette position, largement partagée : « Ce qui devient pénible, en France, c’est que dès qu’on remet en question Israël, on est taxé d’antisémitisme, dès qu’on n’est pas d’accord avec certains fonctionnement de la culture arabe, on est taxé d’antimusulman, dès qu’on s’insurge contre les cliques qui manifestent contre l’avortement, on est traité d’anti-catho, voire d'assassin. Ce qui est pénible, c’est que, d’un fait, d’un avis, on en fait un problème racial ou religieux. Ça n’est pas fait pour encourager le dialogue, et ce qui peut naitre du dialogue, à savoir la connaissance et la compréhension, à défaut du consensus. ».
V. revient, rajoutant de sa plume énergique et bien pensée : « Et pour dire le fond des choses, je ne pense pas que traiter un juif con de con soit antisémite. Pas plus que traiter un noir con de con soit raciste, ou une femme conne de conne soit sexiste. Il faut arrêter de se cacher derrière des pancartes que vous vous créez tous seuls. Je ne sais pas qui, autour de moi, est juif, gay, musulman, et je m'en tape complètement. Ce qui importe, c'est ce qu'on fait, pas ce que l'on est ».
Personnellement, je suis absolument d’accord, et je dirais qu’en retournant l’argument, être juif, catho, musulman, être une femme, être homosexuel, ne donne pas le droit d’être plus con que les autres… enfin, il me semble.
J’ai trouvé cet image sur la page Facebook de :
Juifs de France contre le sionisme