L’une des plus efficaces méthodes pour toucher le « jackpot » est sans doute de pouvoir exercer un lobbying sur la « NORME ». Quand vous avez de surcroît la chance de posséder un produit qui peut de prêt ou de loin s’apparenter à une notion de sécurité, c’est « la banque qui saute » ...
 L’une des plus efficaces méthodes pour toucher le « jackpot » est sans doute de pouvoir exercer un lobbying sur la « NORME ». Quand vous avez de surcroît la chance de posséder un produit qui peut de prêt ou de loin s’apparenter à une notion de sécurité, c’est « la banque qui saute » A compter d’hier tout véhicule motorisé circulant sur les routes françaises à l’exception des cyclomoteurs (moins de 50 cm3 et 45 km/h maximum) devront embarquer un éthylotest, qu’il soit chimique ou électronique. En cas d’infraction, la sanction sera une amende de 11 euros. Si la date de possession a été fixée au 1er juillet celle de l’amende n’entrera en vigueur qu’au 1er novembre prochain. « La loi dit qu’il faut un éthylotest en état de fonctionnement, mais notre préconisation, lorsqu’il s’agit d’éthylotests chimiques, est d’en avoir toujours deux », au cas où le conducteur en utiliserait un avant de prendre le volant et se ferait contrôler par la police dans la foulée, expliquait récemment le délégué interministériel à la Sécurité routière Frédéric Péchenard. L’éthylotest chimique, même multiplié par deux n’engage certes pas à des dépenses excessives si l’on est pas toutes les 5 minutes à se tester, en revanche l’éthylotest électronique recommandé pour les gros buveurs peut avoisiner les 100 euros. Il est évident que l’alcool est un grand responsable d’accidents. Pourquoi ? Parce qu’il fait perdre une partie de sa lucidité, amoindrit les appréciations spatiales, diminue les réflexes, trouble les équilibres, euphorise ou au contraire endort le consommateur abusif. Toutes ces « qualités » anxiolytiques et euphorisantes font que celui qui en aurait le plus besoin ne recourra pas à l’autotest. Il est donc vraisemblable que cette obligation « gadget » ne produira pas les effets escomptés en matière de sécurité. En revanche, mesurons le pactole pour les fabricants et revendeurs de ces produits introduits dans la Loi. Laissant sceptiques les acteurs non gouvernementaux de la prévention routière, cette obligation est une aubaine d’autant que la pénurie guette et les prix flambent. Les fournisseurs ont prévenu ces derniers jours d’un risque de pénurie d’éthylotests chimiques, déjà effective dans certains magasins et sur des sites internets. Dans plusieurs pharmacies parisiennes visitées par un journaliste de l’AFP, les éthylotests chimiques ne sont déjà plus disponibles : « On n’en a plus. On les a commandés mais on ne sait pas quand ils arriveront. Et ces dernières semaines, les prix sont passés de 1,50 à 2,90 euros pièce … » Si la mesure est maintenue. Pourquoi ne le serait-elle pas ? Dans les prochaines années, le marché devrait se maintenir à 20 à 30 millions de pièces par an pour les renouvellements. En effet, les éthylotests chimiques se périment en général au bout de deux ans. C’est un bien meilleur « coup » que celui des gilets fluos et des triangles de détresse, lesquels une fois achetés n’ont pas à être renouvellés. A moins … A moins que la norme en modifie les tailles ou coloris obligatoires ! Tiens une bonne idée ! |