L’UMP est maintenant devant une tache qui pourrait sembler peu urgente alors qu’il faut au contraire pour cette formation de gouvernement s’y atteler le plus rapidement possible. Le calendrier ne laisse d’ailleurs aucun répit. ...
L’UMP est maintenant devant une tache qui pourrait sembler peu urgente alors qu’il faut au contraire pour cette formation de gouvernement s’y atteler le plus rapidement possible. Le calendrier ne laisse d’ailleurs aucun répit. Il va falloir désigner un nouveau Président à l’automne et rapidement se remettre en ordre de bataille pour les échéances locales et régionales. Il faudrait être aveugle pour ne pas mesurer l’ampleur des défis à relever. Il est donc parfaitement logique d’assister dès maintenant aux joutes encore feutrées mais qui ne manqueront pas de s’amplifier pour le choix d’une ligne politique et de celui qui sera chargé de la personnifier. Il est également logique que l’UMP se préoccupe de l’électorat « frontiste ». Ce parti ne peut ainsi continuer à occuper l’avant de la scène médiatique comme il a pu le faire pendant ces quatre scrutins du printemps. L’alliance serait la pire des choses, mais pour autant il ne faut absolument pas laisser au placard des réflexions certains thèmes qui préoccupent réellement nos concitoyens. Il faut que l’UMP s’en saisisse, les reconnaisse et apporte ses réponses. Il en est ainsi pour le rôle de l’Etat, pour les questions des frontières, de l’intégration en panne, de la sécurité, de la famille. Abandonner ces thèmes au FN sous prétexte de procès en « populisme » serait suicidaire. La gauche doit également apporter ses réponses à ces questions d’ailleurs. C’est seulement ainsi, en prenant en compte ces préoccupations, que l’on pourra avoir quelques chances de faire reculer le FN. Mais l’UMP doit être également à l’écoute de ce qu’il est convenu d’appeler le centre. OUI, il existe, même s’il a du mal à trouver une expression politique personnalisée. « Les échecs répétés de François Bayrou ces dernières années, couronnés par sa défaite à Pau aux législatives, illustrent clairement que le centre n’existe politiquement en France qu’à travers son alliance avec la droite ». Les relatifs bon scores de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et de l’UMP aux législatives après 10 ans au pouvoir montrent que la droite est loin d’avoir perdu la bataille idéologique. Ses thèses seront rapidement reconsidérées à mesure que la gauche au pouvoir se confrontera aux difficultés du réel. Il faudra également que l’UMP désigne celui qui incarnera une nouvelle dynamique capable de réunir solidement le centre et la droite. François Fillon pourrait très bien incarner cette droite « raisonnable ». Il devrait se rapprocher de son ancien compagnon de « Séguinisme », Henri Guaino qui constituera aussi dans la reconstruction d’une droite « fréquentable » un atout majeur. Continuer la lecture » |