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Le modèle allemand est-il si enviable?

Publié par Bernard Dugué le 31/05/2012 21:30:00 (439 lectures) Articles du même auteur
Le modèle allemand et le dynamisme économique de l'Allemagne sont-ils si enviables alors que les médias ne tarissent pas d'éloges sur l'Allemagne? Mener une vie de con en Allemagne malgré un bon BIB?






Ecoutons attentivement les médias français et nous verrons que beaucoup de nos politiciens, secondés par de dociles journalistes et autres observateurs experts en découpage du monde, ne tarissent pas d’éloges sur l’Allemagne, ses produits costauds et surtout son incroyable dynamisme économique faisant de cette nation un pays exportateur de premier choix dont les excédents commerciaux ne peuvent que nous rendre envieux, nous Français et notre déficit commercial de dizaines de milliards d’euros. Cette réussite allemande suscite des interrogations soldées par des réponses convenues. Productivité, flexibilité du travail, modération salariale, incitation à prendre des emplois pour recevoir les aides sociales, tissu de PME innovantes et voilà, l’affaire est entendue, malgré l’euro fort, si les Allemands ont un chômage parmi les plus bas et un déficit réduit, doublé d’une confiance des marchés pour emprunter, eh bien c’est parce qu’ils appliquent des solutions efficaces alors que les pays qui rament refusent d’utiliser les bonnes réformes capables de les remettre sur les rails de la croissance. Voilà en résumé ce qui se dit chez nos analystes et économistes distingués, que ce soit dans les talk show généralistes comme sur la 5, les interviews données dans les radios ou encore les commentaires invités dans les JT. Pour peu, la vision vire au manichéisme le plus abouti et nous finissons par être persuadé qu’outre-Rhin, les choses sont bien faites alors qu’en France, c’est le foutoir à cause des corps intermédiaires, des idéologies socialisantes, des 35 heures, des dépenses publiques incontrôlé et de l’assistanat.

L’Allemagne, ce bon élève de l’Europe économique, révèle des traits sociaux plus contrastés et même quelque peu inquiétants pour ce qu’ils signifient en terme de vécu et de qualité d’existence. Un article édifiant vient de paraître dans le Spiegel. Une étude récente montre qu’une bonne partie des Allemands ont perdu les facultés d’apprécier les bons moments de la vie. Comment est-ce possible ? Les raisons sont certainement multiples mais les sociologues auteurs de cette étude mettent l’accent sur la crise des dettes européennes tout en faisant remonter le phénomène en 2008, c’est-à-dire au début de la crise financière. Les Allemands ont assez rapidement cet enthousiasme qu’on leur connaissait et qui s’exprima lors de la coupe du monde en 2006. Mais en 2012, ces mêmes Allemands ont perdu la joie de vivre, titre la journaliste du Spiegel. Qui évoque les propos d’un certain Sven, confessant dans un groupe de parole ses tourments liés notamment à une surcharge de travail. Sven parle de cette journée où il s’apprêter à quitter le bureau pour se détendre dans son foyer familial, sauf qu’au moment de partir, le boss lui met sur le bureau une tache à effectuer sur le champ. Du coup, Sven rentre tardivement chez lui, sa femme est dépitée et il se dit, la soirée est pourrie et l’idée de passer un moment de détente s’est envolée.

Le cas de Sven n’est pas unique. L’étude montre que pas moins de 46% des Allemands interrogés expriment une perte progressive de joie de vivre. Ce pourcentage pouvant monter à 55 si l’on considère la tranche d’âge de jeunes actifs témoignant de leur incapacité à se sentir bien dans leur existence en se réservant des moments de détente. Plus généralement, l’étude révèle quelques traits sur le perfectionnisme très apprécié et qui, si un objectif est atteint, procure une satisfaction mais le revers de la médaille, c’est qu’après une journée intense, les individus rentrent chez eux en ne sachant même pas ce qu’ils ont fait de leur journée. De plus, la sollicitation permanente et l’exigence d’être joignable à tout moment produisent chez les sujets le sentiment de ne plus savoir apprécier les instants de détente, confiant n’être même pas détendu après avoir fait l’amour. Les Allemands n’auraient plus le gène du plaisir et seraient même pénétrés de ressentiment, à l’égard par exemple des Grecs dont ils jugent les vacances trop étendues et les pensions de retraites trop élevées. Ce qui est logique. Quand on pense mener une vie de con, on finit par devenir envieux et s’imaginer que le voisin ou le lointain mène une vie de pacha. C’est ce qui arrive aussi en France où l’on entend quelques sympathisant d’un parti populiste aisément identifiable que les immigrés sont mieux traités que les citoyens français. Notons qu’il n’y a pas que le travail harassant qui peut être source de mal être. Il y a pire et le chômage accompagné de revenus réduits peut engendrer ce sentiment de mal vivre.

Pourtant, le mal vivre dont témoignent les Allemands interrogés par l’étude rapportée dans le Spiegel ne repose pas sur l’inactivité mais bel et bien sur l’inverse, une hyperactivité, un sentiment de temps accéléré et le plus étonnant, c’est que l’OCDE vient de publier son indice du bonheur où l’Allemagne se classe très bien, comme du reste dans une autre étude publiée sur le site Globeco où seuls deux pays scandinaves devancent une Allemagne qui aurait progressé depuis les années 2000. Cherchez l’erreur ! En fait, les données ne sont pas contradictoires. Que les citoyens votent, que le système éducatif soit performant et le chômage bas, que la sécurité soit correcte et la recherche performante, que le PIB par habitant soit élevé… tous ces indicateurs ne garantissent aucunement un vécu fait de plaisirs, de plénitude et de bonheur. Alors une chose ressort, c’est que la crise, comme ne cessent de le répéter les observateurs avertis, est morale. L’OCDE peut bien se targuer de promouvoir et gérer la croissance, cela ne suffit pas à justifier les fins de l’Occident et ces indicateurs ne garantissent pas du tout que le bonheur est au bout du chemin, même s’ils donnent bonne conscience aux cadres dirigeants de l’OCDE. Parmi lesquels on compte des politiciens, notamment Nicolas Sarkozy qui dès 2007, souhaitait évaluer les pays avec un indice de bonheur, avec la complicité des économistes Stiglitz et Fitoussi. Si le bonheur est une idée hautement louable lorsqu’elle s’applique à un individu, le bonheur pris comme finalité collective gérée par les régimes est l’antichambre du totalitarisme.

Dans cette histoire, qui doit-on croire, les administrateurs du régime du bonheur ou bien les témoignages des Allemands qui ne parviennent plus à prendre le temps pour le plaisir et se sentir bien. Pour être précis, il eut fallu dissocier plaisir et bonheur mais la conclusion, c’est qu’à l’ère du PIB et du BIB, beaucoup de gens finissent par mener des vies de cons. Le capitalisme a échoué et c’est pour travestir cette réalité que les gouvernants, qui ont parfaitement pigé le rapport de la trilatérale sur la gouvernance, daté des années 1970, se réclament du BIB, surtout que le PIB est en berne. Il y a une crise qui va même au-delà de la morale, c’est la crise éthique. Crise du sens. On ne va pas bien et on ne sait même pas où aller. Enfin, on sait où ne pas aller. L’Allemagne n’est pas un eldorado, pas plus que l’Europe.

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