Hier soir, je l’ai vu ce film que j’attendais, ce « El Gusto ». Et je ne regrette pas. Que d’émotions ! Dans d’excellentes conditions, en plus… une grande salle, et quelques amis. J’ai retrouvé avec plaisir les deux messieurs avec qui j’avais fait mon voyage, en juin dernier à Alger....
Hier soir, je l’ai vu ce film que j’attendais, ce « El Gusto ». Et je ne regrette pas. Que d’émotions ! Dans d’excellentes conditions, en plus… une grande salle, et quelques amis. J’ai retrouvé avec plaisir les deux messieurs avec qui j’avais fait mon voyage, en juin dernier à Alger. Et puis j’ai rejoint mes deux copines artistes.
Que d’émotions ! Oui ! C’est la belle histoire de vieux bonshommes qui se souviennent de leur enfance musicale dans la Casbah d’Alger, avant la révolution. Eux, ils disent « révolution » pour ce qu’on a appelé, longtemps, au prix d'un certain mépris du sang, « les évènements ». C’est l’histoire de gens pauvres, mais dignes, oubliés.
Images somptueuses de la Ville Blanche et de sa Casbah, où courent des enfants. Il y a des sourires et des rires. Et puis les larmes de ces vieux messieurs, qui parlent avec nostalgie du foisonnement musical qui vit naître le « Chaâbi », musique arabo-andalouse aux origines métisses.
Les larmes de ces messieurs… je sentais les miennes proches. Et une certaine colère quand les images d’archives sont venues raconter les séparations. A plus de 50 ans de cette révolution, on prend la mesure de la bêtise qui a jeté deux peuples dans une guerre fratricide… Et si l’appel de 1954 du FLN avait été entendu, il ne l’a pas été…
"L'amour Véritable : un réseau de liens qui fait devenir" Antoine de Saint Exupéry