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Dictionnaire horizontal : Le premier mot du monde fut-il "sexe"?...

Publié par Christophe Chart le 23/04/2012 17:20:00 (448 lectures) Articles du même auteur
Il  existe des mots ambigus comme compassion, concupiscent ou biaiser, par exemple, qui prêtent à rire mais pas que… Ces mots propices aux calembours offrent bien plus qu'une forme de réjouissance salace: une véritable nourriture spirituelle pour ceux qui croient en une langue unique aux origines du monde.







Dans Dictionnaire Horizontal, publié récemment aux éditions Humus, le poète Jean-Luc Fornelli multiplie les paronomases et redouble les voyelles avec un sens accompli du sous-entendu. chichibre: «pénis qui fait des manières». Plucelle: «pucelle qui ne l'est plus». Plotergeist: «esprit peloteur». Popotin: «cancan axé sur les péripéties sexuelles de telle ou tel». Pharaonique: «union sexuelle de grande envergure. Epine: «douloureuse partie de jambe en l'air. Pine vitro: «conception in bio. Piple : «fellation qui finit dans les magazines people. Pipelette: «petite fellation qu'on administre en faisant un brin de causette». Patatravesti: «travesti qui se casse la gueule». Pique-nique: «collation en plein air suivie de copulation»…

On pourrait bien sûr bouder ces potacheries langagières (1) et les comparer comme Victor Hugo à des "fientes de l'esprit", mais ce serait méconnaître le potentiel subversif de cette "déconstruction systématique du réel"… Lors d'un colloque consacré au rire (oct 2009), l'anthropologue Bernard Champion souligne qu'il y a dans le calembour une forme de pensée mystique à l'oeuvre, et dont une étrange figure littéraire des années 1900 fut le représentant le plus… fou, au sens propre du terme. Cet homme s'appelait Jean-Pierre Brisset (1837-1919). D'abord pâtissier, militaire puis professeur de langues vivantes, inventeur (notamment de la "ceinture caleçon aérifère à double réservoir compensateur"), grammairien, linguiste et écrivain visionnaire, Jean-Pierre Brisset est connu à la fois comme un saint du calendrier pataphysique et comme un "aliéné en liberté".

Dès l'âge de 12 ans, il va écouter les grenouilles dans les marais de sa région natale afin de s'énivrer de leur langue. A force de les écouter répéter kekseke'ca, en croassant, Jean-Pierre Brisset a la révélation que les grenouilles sont nos ancêtres primordiaux et que les premiers mots du monde ont été cette question: «qu'est-ce qu'excès ?» dont le mot "sexe" dérive en droite ligne et dont toute notre langue porte la marque obsessionnelle. Pour Jean-Pierre Brisset, il n'est absolument pas innocent que les amphibiens n'aient pas de sexe "extérieur" (les mâles ne possèdent effectivement que des cloaques, qu'ils frottent contre celui des femelle pour les ensemencer sans pénétration) et qu'ils ne cessent, dans la glue des mares, de poser cette même question : «keseksa ? Qu'est-ce que c'est que ça ? Quel excès que cela ?».

Jean-Pierre Brisset affirme avoir eu l'illumination un jour de juin 1883, le jour où il "comprend" les grenouilles (2). Jésus parle à travers leurs gosiers et lui, saisi par la grâce, en déduit que «la parole qui est Dieu, a conservé dans ses plis l’histoire du genre humain depuis le premier jour» et qu'il suffit de remonter aux origines «premières» des langues pour expliquer tous les mystères. S'intéresser aux mots, à leurs allitérations, c'est comprendre le sens originel des mots et de la parole… Pour Jean-Pierre Brisset, «la semence humaine, vue au microscope, est telle qu’on croirait voir une flaque d’eau pleine de jeunes têtards de grenouilles…». Fort de cette observation, il emprunte le chemin démiurgique du calembour pour découvrir «la véritable création de l’homme, l’histoire des origines batraciennes, les premiers temps. Jésus lui a découvert que l’homme descend de la grenouille. Les voies du Seigneur jusque là impénétrables le conduisent dans l’étang reculé (les temps reculés) des origines : la mare, la mer, la mère. Dans l’océan. L’ancêtre avait l’eau séant. Vers l’être de l’étang». (source: préface aux Oeuvres natatoires de J-P. Brisset, par Marc Décimo).

Suite et fin sur l'excellent blog Les 400 culs... ICI

Attention... Lecture à ne pas mettre sous tous les yeux...

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