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L'horreur dans le jardin Canberra

Publié par Pierre JC Allard le 10/01/2012 14:30:00 (231 lectures) Articles du même auteur
Ils sont sympas les Australiens. Des sourires, toujours … et l'entraide (matesmanship), dont ils pensent à faire la devise nationale… ! Si on en arrive à mettre cette planète aux ordures, il faudrait bien d'abord en extraire soigneusement l'Australie. ...






Ils sont sympas les Australiens. Des sourires, toujours … et l’entraide (matesmanship), dont ils pensent à faire la devise nationale… ! Si on en arrive à mettre cette planète aux ordures, il faudrait bien d’abord en extraire soigneusement l’Australie.

Evidemment, c’est la bienveillante sollicitude des petites banlieues cossues où personne ne dort sous les ponts. Pas de chomage en Australie, une économie qui va comme si on avait oublié de lui parler de la crise globale, le confort douillet… mais il reste que l’on est gentil, ici, alors que j’en ai vu d’aussi riches ailleurs, en Floride avant la crise, par exemple, qui semblaient l’avant garde d’une armée de psychopathes en train de muter en fils de putes. Sympas, les Australiens

Les Australiens, comme les Canadiens, se sont fait une capitale – ici, c’est Canberra – qui n’a pas d’autre mission que d’en être une, sans importance économique ni symbolismes partisans qui prêtent à controverses. Bien proprette, un plan à la Niemeyer sans en avoir les extravagances, des musées, des galeries d’art… Des rues où l’on tourne en rond et se perd, mais en se disant qu’il n’y a vraiment pas de bonne raison de vouloir aller ailleurs.

Puis, en passant, au hasard d’une promenade dans ce jardin qu’est Canberra, on peut trouver l’horreur. Une excellente image de l’horreur. Dans ce pays heureux, qui apparaît l’épitome du paisible et qui n’a vraiment jamais eu de querelles avec personne depuis que ses bagnards d’ancêtres se sont transformés en éleveurs de moutons et en joueurs de tennis, on a élevé un temple à Mars : un memorial-musée gigantesque à la gloire des soldats australiens tombés au combat.

Le War Memorial de Canberra étonne par sa taille, par la place d’honneur qu’on lui a donnée, par le soin jaloux qu’on en prend. Pourquoi cet accent mis sur la vertu guerrière ? Oh, bien sûr, les Australiens ont vraiment donné au bureau dans les guerres de l’Empire – 410 000 conscrits en 1914, pour une population de cinq millions d’habitants ! – et ils ont été de toutes les noubas. Contre les Turcs a Gallipoli, contre les Boers au Transvaal, contre le Japonais dans tout le Pacifique, mais aussi au Vietnam, en Corée…

Les Australiens ont aussi eu souvent la veine/deveine d’être dans la première ou la dernière escarmouche de conflits qui se sont vraiment faits un nom. Ainsi la fameuse « Charge de la Brigade légère », la derniere fois dans l’histoire ou la cavalerie, sabres au clair, s’est follement lancée – et a emporté ! – une positon tenue par des types jouant de la mitrailleuse, c’était eux… Naturellement il y a eu des pertes… Les Australiens ont eu plus que leur quote-part de héros.

Héroïsme. Mais n’y a-t-il pas un petit quelque chose en plus à cet héroïsme qui explique la fascination qu’on trouve ici plus qu’ailleurs pour le devoir de mémoire ? Est-ce que ce ne serait pas sa totale gratuité ? Car ces dizaines de milliers d’Australiens morts au champ d’honneur ne protégeaient pas leurs terres envahies et leurs foyers menacés. Ils n’ont pas eu vraiment à se battre pour occuper leur ile-continent et ils n’ont eu à la défendre que quand on a fait d’eux des pions dans des parties que d’autres jouaient pour d’autres enjeux

L’expression latinoaméricaine qui parle de “suer la sueur pour l’autre” prend ici tout son sens. Des Australiens sont VRAIMENT morts pour « the Raj and the Queen », puis leurs fils sont devenus des héros pour la liberté, la démocratie… Ils ont versé du sang bien réel pour des causes bien abstraites qui ne concernaient l’Australie que quand elles concernaient tout le monde. Ça met l’horreur en évidence…

Tenez, moi, j’ai redécouvert l’horreur absolue de la guerre de 1914 -18 au War Memorial de Canberra. Des images, des photos, des maquettes, des tableaux de soldats de plomb… Ringard, mais efficace. Il FAUT se souvenir qu’en “14 on a envoyé des millions de pauvres types mourir dans la boue des tranchées en Picardie et aux alentours, qu’on en a forcé beaucoup, pistolet sur la nuque, à faire des sorties-suicides contre d’autres pauvres types qu’ils ne connaissaient pas…

En “14, on a pris prétexte de l’assasinat d’un prince autrichien par un anarchiste serbe pour que Russes, Allemands, Français, Anglais et d’autres, même des Australiens, aillent se faire trouer la peau pour rien.

Jaures ne voulait pas… on a tué Jaures. Et personne ne me fera croire que ce ne sont pas les autorités françaises qui l’ont fait abattre. Il était une épine au flanc du nationaliste bébête qui devait cavaler hardiment pour mener les hommes à leur trépas et le fric aux banquiers.

On sait, maintenant, que ce sont les mêmes marchands de canon qui opéraient dans la Ruhr allemande et la Lorraine encore française, permettant aux fritzs et aux poilus de se massacrer les uns les autres pour enrichir leurs profiteurs apatrides respectifs.

Ces derniers tous bien copains, bien sûr… Et les Australiens ? Comme les Canadiens, ils sont venus là en passant… Ils ont été là pour devenir des héros.

On ne retrouvera sans doute jamais la parfaite horreur, visuellement si expressive, de 14-18. Comme disait Brassens, c’est celle à préférer… Ensuite, on était trop pressé et on a tué trop vite ; on a rendu presque désuètes les lentes agonies, sauf pour quelques “manque-de-pots,” comme les enfants brulés au napalm du Vietnam, ou les civils de Hiroshima qui ont mis des années pour mourir.

Maintenant, en Iraq et en Libye, on a fait un pas de plus : des milliers d’irradiés à l’uranium appauvri. On ne voit presque rien, mais ce sont des peuples entiers qui vont désormais agoniser, durant des générations…

Les Australiens se souviennent. On devrait tous se souvenir. Chacun devrait avoir quelque part en mémoire une image de Verdun et la remémorer quand il rencontre un de ces salauds qui déclarent des guerres pour le bénéfice des enrichis de l’uranium appauvri.

Il faudra bien qu’un jour, face à un système complètement pourri, chacun interroge sa conscience et se demande s’il est bien ou mal de laisser vivre ceux qui tuent et font tuer. Ne faudrait-il pas tirer d’abord sur celui qui a la main sur son arme ? L’humanité ne doit elle pas avoir aussi un droit de légitime défense contre les assassins psychopathes qui la mènent à sa perte ?

Pierre JC Allard

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