Voir vos messages    Voir vos messages  
 + Enregistrement
  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

    Reseaux sociaux

  • deviantart
  • Flux rss
  • Twitter
  • facebook
  • stuble
  • delicious
Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !




Emmanuel Todd, « Audiard d’or » 2011

Publié par Jean Quatremer le 01/01/2012 08:33:00 (223 lectures) Articles du même auteur
Qui a dit : « je serais très étonné que l’euro, dans sa forme actuelle, survive à l’année 2011 » ? L’inénarrable Emmanuel Todd , le 4 janvier 2011. Ce démographe est devenu le « docteur doom » hexagonal, à l’image de Nouriel Roubini aux États unis. Pour avoir su ...






920050-1089249Qui a dit : « je serais très étonné que l’euro, dans sa forme actuelle, survive à l’année 2011 » ? L’inénarrable Emmanuel Todd , le 4 janvier 2011. Ce démographe est devenu le « docteur doom » hexagonal, à l’image de Nouriel Roubini aux États unis. Pour avoir su percevoir avant beaucoup de monde les faiblesses de l’Union Soviétique qui allaient conduire à sa chute (tout comme Roubini se targue d’avoir prévu la crise des subprimes), ce démographe, inspirateur d’Arnaud Montebourg (PS), s’est fait une spécialité de prédire les catastrophes à venir : après les Etats-Unis dont l’effondrement est inéluctable, la zone euro. Le problème de la prédiction, surtout lorsqu’on prétend jouer à Madame Soleil, c’est qu’on court le risque d’être démenti par les faits. Et là, c’est le cas : l’euro est toujours là et bien là. C’est donc avec une émotion certaine que je remets cet « Audiard d’or » à Emmanuel Todd que j’ai créé pour honorer Günther Öttinger, le commissaire européen allemand, qui avait proposé de mettre en berne les drapeaux des pays n’ayant pas su gérer leurs finances publiques. Audiard est l’auteur de cette phrase immortelle : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».





Todd, et cela est rassurant, s’est toujours trompé sur les questions européennes: après avoir voté « non » au traité de Maastricht, il a voté « oui » au traité constitutionnel européen. Ce qui laisse de sacrées chances de survie à l’euro. Depuis quelque temps, il se lance aussi dans des diatribes teintées de germanophobie. Un exemple ? Allez, pour le plaisir, tellement c’est fin, subtil et montre une connaissance fine de l’Allemagne : « Je sais tout ce que l’Allemagne apporta à l’Europe avant le nazisme – à commencer par la réforme protestante et l’alphabétisation de masse. Ce pays repose sur une culture particulière, centrée sur la famille souche ; système à héritier unique un peu autoritaire. D’où son efficacité industrielle, sa position dominante en Europe, mais aussi sa rigidité mentale.


L’Allemagne s’est toujours affolée quand elle s’est retrouvée en position dominante. Notamment sous Guillaume II, avant le premier conflit mondial, quand, échappant à la raison bismarckienne, elle se retrouva hégémonique. La situation actuelle se rapproche davantage de cette période wilhelmienne que de la séquence nazie. Or une telle ivresse de puissance serait facile à contrôler, si les décideurs français étaient normaux: l’Allemagne est vieille, avec 80 millions d’habitants qui peinent à se renouveler ; elle n’est plus dans une culture totale ; son industrie, somme toute moyenne, hyper exportatrice, certes, est loin du niveau japonais, par exemple, techniquement parlant. Bref, il serait facile de la ramener à la raison. Mais la névrose des classes dirigeantes françaises les pousse à s’agenouiller.


Une telle inaptitude à remettre Berlin à sa place, de la part d’un président de la République atteint de nanisme politique et qui se montre donc incapable d’affronter Angela Merkel, entretient l’Allemagne dans son délire. Délire auquel répond une hostilité incroyable à l’encontre de Berlin, sur tout le continent. » J’aurais pu aussi le récompenser pour ces propos. Tout y est : « la situation actuelle se rapproche davantage de cette période wilhelmienne que de la séquence nazie », on notera le « davantage », la « soumission » française à la « rigide » Allemagne, la culture « casque à pointe » locale, l’appel à la résistance…


Je ne dis certes pas que l’euro survivra pour l’éternité, pas plus que sa construction n’a pas de faiblesse (je les ai décrites dans mon livre : « ces hommes qui ont fait l’euro » paru chez Plon en 1999). Je peux même vous annoncer qu’un jour l’humanité disparaitra… Mais oser donner une date quant à la disparition de la monnaie unique relève de la bêtise pure et simple, surtout lorsque l’on sait qu’aucune monnaie ne s’est effondrée sous les coups de boutoir des marchés. Une monnaie c’est une volonté politique. Et surtout, on voit mal qui aurait intérêt à quitter l’euro : le sommet européen des 8 et 9 décembre dernier a, au contraire, montré que, à part la Grande-Bretagne, tous les pays européens voulaient y participer puisqu’ils ont décidé de signer le futur traité créant une union budgétaire et économique. Pas mal pour une monnaie soi-disant moribonde : au lieu de lui donner le coup de pied de l’âne, les États non membres de la zone euro ont, au contraire, confirmé qu’elle avait des vertus.


J’avoue avoir hésité entre Emmanuel Todd et l’économiste Jacques Sapir, auteur d’une autre prédiction mémorable : « la crise terminale de l’euro aura lieu à l’hiver 2011-2012 » (Ce soir ou Jamais du 7 avril 2011). Mais bon, comme l’hiver dure jusqu’au 20 mars, il n’a pas encore été démenti par les faits. Il ne perd rien pour attendre… Quand l’heure est grave, les prophètes Philippulus (« L’Étoile mystérieuse », Hergé) pullulent, hélas.


Mise à jour: Plusieurs internautes, très justement, m'ont fait remarquer que j'avais oublié d'autres prévisionnistes de qualité. Notamment Jacques Attali qui a affirmé le 25 novembre dernier que la question était de savoir si " l'euro existera toujours à Noël ? Il y a plus d'une chance sur deux pour que la monnaie unique ne soit plus là ou du moins qu'elle soit en train de se défaire". Bon, une chance sur deux, la marge d'erreur restait plus importante que dans le cas de Todd...

Note: 0.00 (0 votes) - Noter cet article -
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
Signets Sociaux
Mettre en favoris dans Blinklist Mettre en favoris dans del.icio.us Mettre en favoris dans Digg Mettre en favoris dans Fark Mettre en favoris dans Furl Mettre en favoris dans Newsvine Mettre en favoris dans Reddit Mettre en favoris dans Simpy Mettre en favoris dans Spurl Mettre en favoris dans Yahoo Mettre en favoris dans Balatarin Mettre en favoris dans Faceboom Mettre en favoris dans Twitter Mettre en favoris dans Scripstyle Mettre en favoris dans Stumble Mettre en favoris dans Technorati Mettre en favoris dans Mixx Mettre en favoris dans Myspace Mettre en favoris dans Designfloat Mettre en favoris dans Google Plus Mettre en favoris dans Google Reader Mettre en favoris dans Google Bookmarks
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site Internet*
Message*
Code de Confirmation*
5 - 1 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10