Mon plus beau souvenir d'enfance date de 1989 ; à cette époque je n'étais âgée que de 13 ans, mais chacun des paysages que j'ai pu voir me reste encore à ce jour en mémoire... Les merveilleux dégradés de bleu se fondant entre la mer d’un bleu limpide, et le ciel azuréen, ne pouvaient laisser personne indifférent ; je suis tombée en amour de ce pays. VOYAGER AVEC IDEOZ Voyages ET VOIR LE MONDE AUTREMENT : Rejoignez nous vite sur notre nouveau site ICI
Accédant à l’île paradisiaque de Korchula en Croatie par un petit bateau, nous étions installés dans une coquette villa aux petits escaliers de béton donnant sur l’adriatique ; mer transparente, poissons originaux, oursins, et poulpes sympathiques, nous avons passé un magnifique mois d’intense repos.
A cette époque bien entendu la guerre n’avait pas encore fait rage, aucune « âme » n’était blessée par cette bien triste guerre qui éclata un an plus tard.
Les habitants de cette île me semblaient tellement différents ; par leur sympathie et leur gentillesse, par leur écoute que l’on a parfois du mal à trouver dans notre pays. Les activités n’étaient pas nombreuses (petites balades entre autre) ; par contre, pour les amateurs de pêche et de baignades il y avait de quoi faire ! En descendant ces petits escaliers, c’est plusieurs mètres de profondeur qui s’ouvraient devant nous, laissant notre imaginaire associer les petits îlots de rochers abruptes à des animaux ou des objets ; nous profitions de ces moments pour récolter des oursins et les déguster immédiatement au bord de l’eau. Ballades à pieds, visite en vélo, nous étions fascinés en écoutant les habitants comter l’histoire de leur pays ; ce sont réellement des moments inoubliables.
Je me souviendrai toujours de ce petit port rempli de bateaux et de ces pêcheurs qui apportaient directement dans les restaurants au moment des repas les purs produits de leur pêche.
Quelques restaurants longeaient la côte ; très accueillants ; les restaurateurs nous proposaient la « livraison » du jour : souvent poisson, calamar, poulpe et oursins. Les denrées alimentaires arrivaient par bateau, nettement plus coûteuses dans les boutiques alimentaires que dans les restaurants ; il était plus avantageux de se rendre dans un restaurant que de préparer soit même ses repas.
Les aliments en vente était de qualité assez médiocre ; je me souviens encore des pâtes collantes qui étaient vendues dans cette petite supérette, par contre les œufs été d’excellente qualité, j’en ai encore le goût en mémoire.
Le soir, si l’on se sentait le courage, on pouvait terminer la soirée dans une discothèque pour boire un dernier verre et danser à notre guise. C’est à pieds que nous regagnions cette petite villa : détendus et chaque jour amoureux d’avantage de cette nouvelle vie. Pour les aventuriers, un petit bateau vous permettait de rejoindre Dubrovnic, découvrant pour la première fois un tout nouvel univers d’histoire : le port, autrefois grand centre de commerce s’est développé au fur et à mesure que le trafic a augmenté.
Après une dernière nuit, percée par le fracas des vagues s’écrasant sur ce petit escalier, c’est avec tristesse que nous dûmes quitter l’île pour rentrer en France.
Je ne sais à quoi peut bien ressembler cette île maintenant ; si l'homme l'a "abîmée", mais je souhaite au plus profond de mon coeur de pouvoir un jour regagner cette terre magique pour la montrer à mes enfants.
Dans mon coeur elle reste intacte et nul ne pourra m'enlever ces si délicieux souvenirs..