Voir vos messages    Voir vos messages  
 + Enregistrement
  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

  • First Image

    web applications

    Lorema psum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

    Reseaux sociaux

  • deviantart
  • Flux rss
  • Twitter
  • facebook
  • stuble
  • delicious
Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !


La « provocation » de Luc Chatel...

Publié par Christophe Chart le 05/06/2011 00:10:00 (747 lectures) Articles du même auteur
Ils sont jeunes et beaux. Leur visage est tourné vers l’avenir... Le bel avenir que promet le métier de prof. "Laura" et "Julien" sont les égéries de la nouvelle campagne de recrutement du ministère de l’éducation nationale, "L’éducation nationale recrute", lancée mercredi 1er juin. Dotée d’un budget de 1,35 million d’euros, elle est diffusée dans la presse, à la radio et sur le web. Un site internet, leducationrecrute.fr, y est également dédié.






Laura, égérie de l'éducation nationale



Trois jours auparavant, le 29 mai, le ministre Luc Chatel l’avait annoncé dans le Journal du dimanche : "J’embauche 17 000 personnes en 2011."  Mais pas question, pour autant, de remettre en cause la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, avait-il averti. Le calcul est simple : 33 000 enseignants partent à la retraite cette année. 16 000 ne seront pas remplacés, 17 000 seront embauchés (dont 8 600 professeurs de collège et de lycée et 3 000 professeurs des écoles). En 2010, les embauches avaient été plus nombreuses (17 615 postes créés et 16 000 supprimés).

"Crise du recrutement"

Cette campagne de recrutement sonne comme une "provocation" pour les syndicats d’enseignants. Pour le SGEN-CFDT, elle fait figure de "piètre paravent" pour cacher les suppressions de postes. S’inscrit-elle dans une stratégie électorale ? Le ministère de l’éducation nationale craint-il d’aller trop loin dans les coupes budgétaires, jusqu'à déclencher un grand mouvement d’opposition ? Face aux mobilisations de parents d’élèves, de personnels et d’élus locaux, Luc Chatel multiplie, depuis plusieurs jours, les signes d’apaisement. "Nous devrons veiller à fermer le moins de classes possible au primaire [l'an prochain]", avait-il ainsi déclaré dans une interview donnée à La Croix, le 27 mai.

"C’est un coup médiatique pour montrer que le ministre se préoccupe de la crise aigue du recrutement", considère, de son côté, Daniel Robin, cosecrétaire général du SNES-FSU, syndicat majoritaire dans le secondaire. De fait, le nombre de candidats aux concours d’enseignants a chuté au cours des dix dernières années, en particulier dans les disciplines scientifiques. Aux capes de mathématiques, les candidats étaient presque trois fois moins nombreux en 2010 qu’en 1997 (2 770 en 2010 contre 8 200 en 1997). En 2011, ils sont quasiment aussi nombreux que les postes offerts au concours ! (Ils ont ainsi une chance sur 1,3 d’être admis.)

Préjugés sexistes

Le métier d’enseignant est boudé. Les raisons de cette désaffection sont multiples, relèvent les experts. Une diminution régulière du nombre de postes depuis 1996, une faible rémunération (1 500 euros nets par mois en début de carrière), des études théoriques, longues (bac+5) et donc coûteuses. "L’image du métier se dégrade", soutient Patrick Rayou, professeur en sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII. "La précarité, la souffrance, les conditions de travail dégradées, sont des thématiques émergentes." La tendance est mondiale. "Aux Etats-Unis, la moitié des enseignants ont changé de profession au bout de cinq ans d’exercice", poursuit M. Rayou. Au Canada, l’Etat distribue des brochures aux établissements pour leur expliquer "comment garder les enseignants dans l’emploi"…

Tout l’enjeu, pour le ministre, est donc de susciter des vocations. Dans une vidéo postée sur le site leducationrecrute.fr, des enseignants témoignent de leurs valeurs et leur passion. "J’aime mon métier !", affirme l’un. "J’y trouve beaucoup de bonheur et ne donnerai ma place pour rien au monde", soutient un autre. Sur les "annonces presse", Laura, une jeune enseignante, lit un recueil de nouvelles, sereine. Son collègue Julien travaille, tout sourire, sur son ordinateur. Sur la toile, le message passe mal. "Coup de com" , "enfumage!", lit-on sur le réseau twitter. Quant au choc de l’image, d’aucuns y voient des préjugés sexistes. Le SE-UNSA est scandalisé : "D’un côté, une Laura éthérée qui rêve et de l’autre, bien sur, un Julien volontaire qui lui, est bourré d’ambition. Autant de clichés que nous essayons justement de faire dépasser à nos élèves. Merci, monsieur le ministre !"

Aurélie Collas

http://lemonde-educ.blog.lemonde.fr/2 ... rovocation-de-luc-chatel/

Note: 0.00 (0 votes) - Noter cet article -
Format imprimable Envoyer cet article à un ami Créer un fichier PDF à partir de cet article
Signets Sociaux
Mettre en favoris dans Blinklist Mettre en favoris dans del.icio.us Mettre en favoris dans Digg Mettre en favoris dans Fark Mettre en favoris dans Furl Mettre en favoris dans Newsvine Mettre en favoris dans Reddit Mettre en favoris dans Simpy Mettre en favoris dans Spurl Mettre en favoris dans Yahoo Mettre en favoris dans Balatarin Mettre en favoris dans Faceboom Mettre en favoris dans Twitter Mettre en favoris dans Scripstyle Mettre en favoris dans Stumble Mettre en favoris dans Technorati Mettre en favoris dans Mixx Mettre en favoris dans Myspace Mettre en favoris dans Designfloat Mettre en favoris dans Google Plus Mettre en favoris dans Google Reader Mettre en favoris dans Google Bookmarks
 
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Déposer un commentaire
Règles des commentaires*
Tous les commentaires doivent être approuvés par un Administrateur
Titre*
Nom*
Courriel*
Site Internet*
Message*
Code de Confirmation*
8 - 1 = ?  
Entrez le résultat de l'expression
Maximum de tentatives que vous pouvez essayer : 10