J'ai toujours été étonné à l'époque de la promulgation de la loi sur l'accouchement sous X, du peu de cas qu'avaient fait nos députés et nos médias des droits,à mon sens tout aussi légitimes, du père de l'enfant à pouvoir être un jour connu de son enfant, voire à donner son accord pour cet accouchement sous X. Car enfin ll faut bien être deux pour faire un enfant.
L'affaire qui vient d'être jugée et qui redonne l'enfant aux grand parents maternels du bébé va peut être remettre les choses dans l'ordre. Je sais bien que dans les circonstances de l'accouchement sous X, la mère choisit cette voie parce qu'elle est, en principe, abandonnée de tous.Du moins, c'est ce que j'avais compris, par médias interposés, du pourquoi de cette loi. Il ne me parait pas évident pour autant que, dans les cas d'accouchement sous X effectués depuis la promulgation de la loi, les pères aient été tous informés de la grossesse, d'accord pour abandonner l'enfant et n'auraient pas pris en charge le bébé en toute connaissance de cause.Les pères ne sont pas tous des salauds. A quoi donc sert le X? A répondre vraiment à un problème grave de ressources de la mère, à donner simplement une liberté nouvelle à la femme au détriment de l'enfant ou à cacher l'enfant au père voire aux grands parents. Je ne sais. Le débat potentiel sur ce sujet nous en dira peut être un peu plus. Je n'ai rien contre le principe de la loi et de la nécessité d'apporter toute l'aide voulue à ces mères en grande difficultés. Une enquète sur les circonstances de ces accouchements nous permettrait quand même de mieux cerner si les droits des pères et les chances de l'enfant pour sa vie future ont bien été pris en considération dans le choix, très personnel, de la maman de cet accouchement sous X. Car on constate souvent, malheureusement, dans nos lois et leur application, qu'on oublie facilement les intérêts de l'enfant. |