Dorffer avait prévenu:«Je vais crever en taule, alors qu’est-ce que je risque? Je peux tuer encore, frapper, faire toutes les conneries, ça ne sera pas pire pour moi». C’est quand même amusant tous les évènements qui se sont succédés après les déclarations, que dis-je, les propos racistes du trublion médiatique en opération commandé au nom de l’UMPFN. (Union pour la Majorité Présidentiel et Front National), Eric Zemmour. Des faits assez graves, pour lui signifier de rabattre son caquet avant de déverser son vomi habituel.
 Francis Dorffer
Francis Dorffer, le quidam de 26 ans qui s’est illustré hier à la prison de la Santé en prenant en otage un médecin psychiatre, a toujours été considéré comme particulièrement dangereux. Il a été condamné à plusieurs reprises pour viol, trafic de stupéfiants, violences, homicide volontaire et prise d’otage. Un pedigree digne s’il en est. Alors qu’il était libérable en 2032, avec son nouveau forfait, il va rajouter des années encore. Quand il purgeait à Clairvaux une peine de 10 ans d’emprisonnement pour avoir pris deux heures en otage une psychiatre de la prison de Nancy en novembre 2006 dans le but de dénoncer ses conditions de détention ainsi qu’une peine de 30 ans de réclusion pour homicide volontaire. Avant ça, à la prison deMetz, il avait tué son co-détenu à la prison en septembre 2003 : après l’avoir frappé, ligoté, bâillonné avec un drap, il l’avait étranglé avec un câble électrique et égorgé avec une fourchette. Il a refait le match à Paris, pour encore protester contre ses conditions de détention, a déclaré son avocat. Francis Dorffer «a reçu l’éducation que les maisons d’arrêt dispensent», regrette ce dernier. Thomas Hellenbrand raconte qu’aux assises, son client «n’arrivait même pas à adapter sa vision, habitué à ne pas voir à plus de 2,50 mètres» en cellule d’isolement. Comme quoi, nul ne saurait avoir de prédispositions quelconque pour faire le mal.
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