 Les pays islamiques ont pour la plupart des drapeaux verts. Une couleur servant d'emblème aux écologistes. Mais un autre point commun rassemble l'Islam et les Verts. La fatwa. Ces derniers jours, Nicolas Hulot, l'un des protagonistes du Grenelle de l'environnement, a poussé un coup de gueule contre Claude Allègre ...
Les pays islamiques ont pour la plupart des drapeaux verts. Une couleur servant d’emblème aux écologistes. Mais un autre point commun rassemble l’Islam et les Verts. La fatwa. Ces derniers jours, Nicolas Hulot, l’un des protagonistes du Grenelle de l’environnement, a poussé un coup de gueule contre une éventuelle entrée au gouvernement de Claude Allègre. Dont le tort est de mettre en doute le lien causal entre le réchauffement et l’activité humaine. Dans quel monde vivons-nous ? Claude Allègre est pressenti pour entrer au gouvernement. Mais Nicolas Hulot, relayé par les médias, vient d’opposer son veto formel parce que Allègre conteste une hypothèse scientifique, celle d’un lien de cause à effet entre les rejets de gaz carbonique et le réchauffement climatique. Hulot déplorant qu’Allègre ait une notoriété médiatique renforçant sa nuisance mais ne trouvant rien à redire à sa propre notoriété puisqu’il prêche la vérité infaillible. Procédons dans le bon ordre. L’opinion publique, matraquée par les médias et quelques figures en vue, croit dur comme fer que l’activité humaine est responsable du réchauffement climatique constaté un peu partout à travers le monde, un peu plus dans les zones polaires. Or, même si ce lien est établi par un groupe d’experts dénommé le GIEC, des voix contraires s’opposent et l’on sait bien qu’en matière de vérité scientifique, il peut y avoir doute et controverse. Et de surcroît, la majorité n’a pas forcément raison, pour preuve les réactions face aux découvertes d’Einstein. Quand un scientifique n’accepte pas les conclusions de ses pairs, il est parfaitement dans son rôle. Et quand un citoyen, appelons le Allègre ou Nimbus ou Lambda, énonce une opinion tranchée, au risque de choquer la majorité, il est dans son droit. C’est même notre culture, à nous Français, si fiers de notre passé et de nos Voltaire et Sartre, qui défendons cette idée de la liberté de pensée de par le monde. Or, quand Nicolas Hulot crie au scandale à l’idée d’une entrée au gouvernement de Claude Allègre, c’est au nom d’un délit de pensée. Les citoyens n’ont pas conscience de la dérive qui s’installe. Je ne défends aucunement Allègre et le personnage ne m’est guère plus sympathique que Bernard Kouchner, Eric Besson ou Brice Hortefeux. Mais comme dirait Voltaire, je me battrai pour que son opinion n’interfère pas avec sa nomination. Nous avons constaté que Julien Coupat, récemment sorti de prison mais pas encore libre de ses relations et ses déplacements, fut incarcéré pour ce qui semble être un motif de délit d’opinion. C’est insupportable pour un citoyen épris de liberté. Alors autant le dire, c’est tout aussi insupportable de voir Allègre frappé d’une fatwa, d’une interdiction d’exercer au gouvernement, pour avoir osé contester ce qui reste une hypothèse scientifique, contrairement à ce que pense l’opinion et ce que nous assène le Savonarole de l’écologie, cet animateur qui fait des émissions à la télé sur la nature, surfe auprès des dauphins, saute dans les cascades, mais n’a aucune compétence scientifique pour intervenir dans cette controverse sur le réchauffement. Nicolas Hulot est un ignorant en la matière mais sincère comme peut l’être un Francis Lalanne. Et quand les ânes disent à la société comment elle doit penser, il y a fort à parier que l’humain devienne bête. Nicolas Hulot est un piètre don Quichotte, un âne, mais il est sincère, comme peut l’être la Bardot dans ses combats. La conne Bardot rejointe par le Cohn-Bendit, on n’est pas sorti de l’auberge ! Les pipoles sont devenus un vrai fléau pour nos sociétés. Ils ont pignon sur les médias, influent sur les idées, parfois pour défendre leurs intérêts, on l’a vu avec Hadopi, parfois pour se glorifier dans des combats que leur cervelle décomposée croit légitime alors que ce ne sont que délires et fantasmes, névroses et parano. Le névrosé rêve de châteaux en Espagne, le psychotique croit qu’il peut les habiter disait Desproges. Le névrosé du réchauffement rêve d’un monde sans gaz carbonique et le psychotique croit que ce monde est vivable. Quel délire, notamment aux Etats-Unis, qui viennent de décréter le CO2 poison universel alors que c’est un élément sans lequel la vie n’aurait pu apparaître ni prospérer. Interrogez un végétal, il vous le dira mieux que moi ! O grand architecte, qu’avons-nous mérités, nous qui ne sommes plus égyptiens, pour subir un tel fléau que Hulot ? En trois temps, je vais dézinguer cette thèse de la psychose calorifère. D’abord, les frasques du climat c’est la nature. Bien avant que l’homme n’invente la roue, il y eut des périodes glaciaires et d’autres tropicales. Il y a quelques siècles, on cultivait la vigne au nord de Londres. Le climat planétaire est capricieux, quoi que l’homme puisse faire. Alors, si tant est qu’il y ait un réchauffement, l’hypothèse la plus sûre est celle d’un caprice climatique ordinaire. Mais le réchauffement ? Oui, même pas un degré depuis 1900. Et du reste, qui peut dire que les calculs sont fiables. Evaluer exactement une température annuelle moyenne est hors de portée. Il existe des marges d’incertitudes. Quand à l’élévation du niveau de la mer, elle n’est pas constatée pour l’instant au vu des relevés par satellite. Troisième argument, qui complète le premier. S’il s’avère que le rejet de gaz carbonique engendre un réchauffement, disons de un degré sur 50 ans, rien ne permet d’évaluer quelle est la part exacte due à l’homme car la planète possède elle aussi ses mécanismes d’élévation de température. Si ça se trouve, la part de l’homme est d’un dixième. Alors ça commence à bien faire, cette inquisition sur l’empreinte carbone, ces taxes dignes d’une bureaucratie soviétique, cette culpabilisation, cette propagande pour neuneux planétaires, ces simonies fructueuses pratiquées par les prêcheur l’apocalypse thermiques et ces prêtres de l’agenda durable adoubé par les industriels de la croissance vertes. Basta ! S’il y a des mesures planétaires urgentes, c’est de limiter la démographie et d’accroître l’éducation ! Finalement, le plus inquiétant chez Claude Allègre, c’est qu’il veuille entrer au gouvernement et qu’il croit que Sarkozy est un bon président. Sur ce point on ne sera pas étonné. En matière de questions humaines, les scientifiques sont des nazes. Les problèmes les plus importants à solutionner sont les questions sociales et bien évidemment, les vraies questions écologiques, comme le chlordécone des Antilles si vite enterré ou bien cet insecticide interdit en Europe mais qui sera produit près de Bordeaux. De cela, la presse ne parle pas. |