Le temps se gâte pour Fessenheim. En principe d'après les promesses faites par François Hollande durant sa campagne, la centrale devrait être fermée en 2017 dans le cadre de la transition du mix de production d'électricité de la France pour passer progressivement à 50pct de production d'origine ...
Le temps se gâte pour Fessenheim. En principe d'après les promesses faites par François Hollande durant sa campagne, la centrale devrait être fermée en 2017 dans le cadre de la transition du mix de production d'électricité de la France pour passer progressivement à 50pct de production d'origine renouvelable. Mais d'içi là, elle sera le sujet des exigences de surété post Fukushima que lui a demandé l'ASN, Autorité de Sureté Nucléaire,pour la mettre à l'abri d'une catastrophe similaire à celle de la centrale japonaise. Elle a demandé à EDF de doubler le radier, c'est à dire la dalle de béton sur laquelle sont installées les réacteurs, d'içi Juillet 2013 soit quatre ans avant les exigences "Hollande". En d'autres termes cela veut dire que les exigences de sécurité auraient priorité sur celles du mix énergétique, ce qui est certes plus facilement gérable socialement et politiquement II en coutera 20 millions d'euros à EDF pour se conformer à ces nouvelles exigences, mais pour l'instant, le chantier n'a pas commencé, ce qui met un doute sur la possibilité de respecter la date de juillet 2013. D'où la montée au créneau du Président de l'ASN, André-Claude Lacoste, pour mettre la pression sur EDF. Dans le même temps, se tenait l'Assemblée Générale d'EDF, qui a déclaré que la fermeture de Fessenheim devrait s'accompagner d'indemnités financières aux actionnaires. Car Fessenheim n'appartient pas en totalité à EDF. 32,5 pct du capital appartiennent en effet à un pannel d'électriciens allemands (EnBW) et suisses (Alpiq, Axpo et BKW) et l'on ne peut la fermer sans au minimum discuter avec eux des modalités de compensation. Car Fessenheim répond aux exigences légales françaises ainsi qu'en fait foi le rapport de l'ASN de fin mai 2012. D'après Henri Proglio," à la fin de cette négociation,l'ensemble des actionnaires devrait en sortir indemnes". Monsieur Proglio étant sur un siège éjectable, il ne lui en coute pas très cher de tenir de tels propos. Au pire il sera renvoyé par son autorité de tutelle, mais il n'aurait aucune difficulté à retrouver un autre poste, qui plus est mieux payé dans les circonstances actuelles! Par contre il sera difficile d'obtenir des actionnaires d'accepter d'investir 20 millions d'Euros dans du béton supplémentaire pour trois ans seulement d'exploitation. Monsieur Hollande, en effet, à l'habitude de tenir ses promesses de campagne. Que va t il donc se passer? On fermera en fin 2013 Restera pour payer la facture...les français bien sur! La perte de la production de Fessenheim forcement très compétitive dans une centrale amortie se traduira par une hausse du coût de production d'EDF qiui devra compenser par une centrale au gaz au prix de revient plus élevé ou aux énergies renouvelables au prix de revient encore bien plus élevé la fermeture de Fessenheim. Sans compter les émissions de CO2 dont il faudra acheter des droits à les émettre à partir de janvier 2013. Rajoutez la dessus le coût social de cette fermeture, les indemnités à payer aux actionnaires, le coût de démantèlement, celui de la centrale de remplacement à construire et celui du centre de recherche prévu sur les démantèlements de centrale et vous vous doutez que le coût de l'arrêt de la centrale sera maximum.... A suivre. |