Perdre un brevet pour l'industrie pharmaceutique d'aujourd'hui, c'est un drame qui se traduit par une chute des ventes face aux producteurs de génériques qui tirent bénéfice de leurs localisations dans des pays à bas coût de main d'oeuvre comme Israel, l'Inde ou d'autres.
Perdre un brevet pour l'industrie pharmaceutique d'aujourd'hui, c'est un drame qui se traduit par une chute des ventes face aux producteurs de génériques qui tirent bénéfice de leurs localisations dans des pays à bas coût de main d'oeuvre comme Israel, l'Inde ou d'autres. En voici un exemple avec le brevet de Sanofi qui couvrait la matière active de son anticoagulant vedette, le Plavix.Celui çi vient de tomber dans le domaine public aux Etats Unis le 17 mai dernier. Or il s'agit du médicament qui réalise le plus gros chiffre d'affaire mondial, un blockbuster comme on les appelle dans cette industrie. Durant le deuxième trimestre, son chiffre d'affaire aux Etats Unis a baissé de pas moins de... 60pct à 536 millions d'euros! C'est dire l'impact qu'une telle perte peut avoir même sur une société aussi grosse que Sanofi.C'est dire aussi comme les "génériqueurs" étaient prêt à prendre le relai et leur aggressivité commerciale. Les bénéfices globaux du groupe au nivreau mondial ont ainsi baissé de 17,6 pct à 1,94 milliards d'euros. Il en reste, me direz vous. Certes mais l'hemorragie va se poursuivre avec les pertes du brevet successives dans les autres pays du monde. Or l'industrie pharmaceutique a ceci de particulier que ses services de recherches semblent, dans toutes les sociétés, à court de médicaments nouveaux malgré des effectifs très importants.Sanofi par exemple n'a pas sorti de molécule réellement nouvelle depuis 20 ans. Au point qu'elles sont toutes en train de racheter içi ou là des start up qui se sont développés dans les biotechnologies dans lesquelles on trouve, semble t il, de nouvelles thérapeutiques mais plutot efficace sur des maladies rares, donc à petit marché. Monsieur Viehbacher, le PDG de Sanofi a déjà annoncé la couleur, il va falloir couper l'effort sur la recherche conventionnelle, sortir du milieu clos de la recherche franco-française et aller vers la diversité d'idées, de cultures scientifiques et...d'implantations. C'est là que le bât blesse car cela veut dire couper l'effort dans certains domaines et dans certains pays au profit d'autres écoles scientifiques et d'autres pays. Un strategie qui bien sur va a contrario des besoins de développement économiques de la France et au donc va heurter les convictions de nos politiques et des YakaFaucon. A suivre avec une certaine anxieté... |